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LES
AUTRES IST |
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Les IST - Infections Sexuellement
Transmissibles (qu on appelait avant Maladies Sexuellement
Transmissibles[MST] ou « maladies vénériennes») sont des maladies
provoquées par des microbes (virus, bactéries, parasites) qui passent d
une personne à l autre au cours des relations sexuelles. Certaines d
entre elles , comme l infection par le VIH, l hépatite B, et parfois la
syphilis, peuvent également se transmettre autrement que par voie
sexuelle (notamment au cours d une piqûre volontaire ou involontaire
avec une aiguille souillée lors d une injection de drogue ou à l
occasion d un accident chez un professionnel de santé).
Avoir une IST peut être très grave.
En effet, non seulement le sida et l hépatite B, qui sont des IST ,
tuent des gens chaque année, mais les condylomes provoquent des cancers
chez la femme, parfois aussi chez l homme, et les complications des
chlamydioses sont importantes (infections génitales graves, grossesses
extra-utérines, stérilité). D autres maladies peuvent avoir des
conséquences sérieuses (la syphilis) ou handicapantes (l herpès).
Nous présentons ici les IST les plus
fréquentes et qui peuvent entraîner les complications les plus graves si
elles sont mal ou pas traitées. Il sera question des caractéristiques
cliniques, des examens diagnostiques nécessaires et du traitement
adéquat de ces IST, actuellement en recrudescence dans le monde. Variés,
les symptômes des IST doivent alerter et conduire à consulter
rapidement.
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IST
VIRALES |
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L'HERPES
- L'HÉPATITE A
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L'HÉPATITE B -
L'HÉPATITE C -
LES CONDYLOMES
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IST
BACTERIENNES |
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LA
GONORRHEE -
LA CHLAMYDIA -
LA SYPHILIS
-LA L.G.V. |
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IST PARASITES |
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LA GALE
- LES MORPIONS |
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- RETOUR SOMMAIRE DOSSIER - |
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IST VIRALES |
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L'HERPES
DESCRIPTION DE
L’AGENT : Virus herpès simplex
• le virus de type 1 se situe dans 80 % des cas au niveau buccal et dans
20 % des cas au niveau des organes génitaux ou de parties proches.
• c’est l’inverse en ce qui concerne le type 2. Ce virus fait partie
d’un groupe de virus semblables qui donnent plusieurs types de
manifestations (varicelle, zona).
MODES DE TRANSMISSION :
• contact direct, c’est-à-dire peau à peau avec des lésions actives
généralement au niveau des muqueuses (principalement bouche, organes
génitaux, anus)
• contact direct avec la zone infectée lors de périodes asymptomatiques
ce qui veut dire que tu peux avoir une crise d'herpès sans avoir de
lésions apparentes. De plus, tu commences à être contagieux quelques
jours avant d'avoir des lésions lorsque tu en as.
PÉRIODE D’INCUBATION : 2 à 21 jours (moyenne de 6 jours) donc ça
prend de 2 à 21 jours avant que tu présentes des signes et des symptômes
à la première crise.
SYMPTÔMES :
• primo-infection = vésicules regroupées très douloureuses qui crèvent
et deviennent des ulcères, sensations de picotements, brûlure,
augmentation des ganglions, fièvre, maux de tête, courbatures.
• récidives = semblables aux symptômes de la primo-infection mais plus
atténués et de moins longue durée, les lésions sont généralement
localisées au même endroit.
• le stress, le soleil, la fatigue, les relations sexuelles fréquentes
(à cause de la friction), peuvent être des
facteurs déclencheurs de récidives. Tu peux donc éviter alcool, tabac,
sucres et mode de vie irrégulier afin d'éviter les récidives.
DIAGNOSTIC : culture à partir des lésions dans les 2-3 premiers
jours de leur apparition pour pouvoir recueillir du liquide contenant
une charge virale suffisante, le test effectué à partir de la culture
détermine le type.
SÉROLOGIE : test sanguin dans les hôpitaux, CLSC ou cliniques
(gratuit avec ta carte d'asurance maladie) mais impossible de déterminer
le type d'herpès avec la prise de sang
TRAITEMENT : antiviraux (Famvir, Valtrex, Zovirax), épisodique et
suppressif
NOTES SUPPLÉMENTAIRES : Porte d’entrée pour le VIH.
PRÉVENTION : le préservatif peut offrir une protection efficace à
condition qu’il couvre la zone atteinte ou qu'il évite le contact avec
cette zone.
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L'HÉPATITE A
DESCRIPTION DE L’AGENT
: Virus de l’Hépatite A (VHA). L’hépatite A est une infection causée
par un virus qui s’attaque au foie.
MODES DE TRANSMISSION : par voie digestive
• fréquent lors de voyages à l’étranger (aliments et eau contaminés)
• contact avec les mains mal lavées d’une personne infectée
• relations anales ou contact de la bouche avec l’anus (anulingus)
PÉRIODE D’INCUBATION : entre 3 à 5 semaines (en moyenne 30 jours)
SYMPTÔMES : Faiblesse, maux de tête, fièvre, crampes abdominales,
diarrhée, jaunisse, selles pâles, urine foncée.
DIAGNOSTIC : Sérologie (prise de sang)
TRAITEMENT :
• Cette hépatite se guérit d’elle-même de 10 à 30 jours dans les cas
bénins, plusieurs mois pour les cas graves. Importance pour la personne
de prendre beaucoup de repos, de bien s’alimenter et de ne pas consommer
d’alcool et de drogues. La personne a ensuite des anticorps protecteurs.
• Il existe un vaccin préventif.
COMPLICATIONS : contrairement aux autres hépatites, l’hépatite A
n’engendre pas de chronicité ou de risques de cirrhose. Dans certains
cas (heureusement rare) d'infection par l'hépatite A, toutes les
cellules du foie sont détruites : on parle d'hépatite "fulminante" qui
risque d'évoluer vers le coma et la mort.
PRÉVENTION : La vaccination contre l’hépatite A est recommandée
dans le cas des personnes jugées à haut risque, en particulier à cause
de leurs activités sexuelles ou de leur exposition à des aliments
contaminés, notamment : les gays ayant de nombreux partenaires et les
grands voyageurs.
• Le vaccin est très efficace, il est généralement bien toléré et cause
très rarement des effets secondaires. Il s’administre habituellement en
deux doses espacées de 6 mois et offre une protection de longue durée (5
ans).
• Les personnes séropositives ou atteintes du sida peuvent être
vaccinées contre l’hépatite A. Cependant, celui-ci est moins efficace si
le système immunitaire est très affaibli.
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L'HÉPATITE B
DESCRIPTION DE L’AGENT
: Virus de l’Hépatite B (VHB). L’hépatite B est une infection causée
par un virus qui s’attaque au foie.
MODES DE TRANSMISSION : Virus présent dans les liquides
biologiques (sang, sécrétions vaginales et séminales, sperme, salive).
Donc transmission possible :
• lors de relations sexuelles
• par le partage de matériel de consommation (seringue, coton, cuillère,
filtre, paille)
• lors d’un tatouage ou piercing lorsque le matériel n’est pas
correctement stérilisé
• partage d’objets personnels tel que : brosse à dents, coupe-ongle,
rasoir, etc.(tout objet coupant)
• par un contact entre une muqueuse et le sang d’une personne infectée
(ex : lors d’un accident professionnel, éclaboussure de sang dans l’œil,
le nez, la bouche)
PÉRIODE D’INCUBATION : 30 à 180 jours
SYMPTÔMES : Nausées, fatigue, fièvre, jaunisse, urine foncé,
selles pâles, douleurs articulaires. Le porteur peut être asymptomatique
(pas de symptômes ni de signes).
DIAGNOSTIC : Sérologie (prise de sang)
TRAITEMENT :
• dans le cas d'hépatite aiguë : du sommeil, une bonne alimentation et
l’arrêt de consommation de drogues et d’alcool
• deux traitements pour les porteurs chroniques (10% des cas) :
interféron-alpha (injections) et lamivudine (voie orale)
COMPLICATIONS : hépatite chronique, cirrhose, cancer du foie
PRÉVENTION :
la vaccination contre l'hépatite B est recommandée pour les hommes ayant
des relations sexuelles avec d'autres hommes ayant de nombreux
partenaires sexuels. Les personnes séropositives peuvent se faire
vacciner.
vaccin préventif en deux injections (effets secondaires : légère fièvre,
douleur localisée). Ce vaccin est déconseillé si des membres de ta
famille ont développé une sclérose en plaque (dans ce cas, un génotype
sera nécessaire pour déterminer si tu peux être vacciné).
NOTES SUPPLÉMENTAIRES : Dans la plupart des cas (90%), une
guérison se fait en 3 à 16 semaines et les anticorps sont protecteurs
(immunité acquise)
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L'HÉPATITE C
DESCRIPTION DE L’AGENT
: Virus de l’Hépatite C (VHC). Infection causée par un virus qui
s’attaque aux cellules du foie.
MODES DE TRANSMISSION :
• contact avec le sang d’une personne infectée entre autre lors de
rapport sexuels hard (fist, fouet, scarification, etc.)
• transfusion sanguine avant 19 au Québec
• partage de matériel de consommation (seringue, cuillère, coton,
filtre, paille)
• piercing, tatouage lorsque le matériel n’est pas correctement
stérilisé
• partage d’objets personnels tels que rasoirs, brosse à dents ,
coupe-ongles, etc. (tout objet tranchant)
PÉRIODE D’INCUBATION : 2 semaines à 6 mois (en moyenne 2 mois)
SYMPTÔMES :
• fatigue, perte d’appétit, jaunisse, selles pâles, urine foncée
• la majorité des porteurs sont asymptomatiques
DIAGNOSTIC : sérologie (prise de sang)
TRAITEMENT : Pour les malades chroniques, la combinaison de deux
médicaments (interféron et ribavirine) aux effets secondaires prononcés
ne fait pas disparaître le virus mais réduit ses impacts. Sommeil, bonne
alimentation et arrêt de consommation de drogues et d’alcool
COMPLICATIONS :
Cirrhose, cancer du foie, décès
NOTES SUPPLÉMENTAIRES :
• 20% des personnes infectées se débarrassent naturellement du virus,
85% deviennent des porteurs (malades) chroniques.
• il est possible de passer un test pour savoir si on a déjà été infecté
par le virus de l’hépatite C.
les personnes séropositives qui ont également contracté une hépatite C
ont une importante quantité du virus (en moyenne 10 fois plus
importantes que chez les personnes séronégatives). Dans ce cas, la
contamination de leur psartenaires devient importante lors de relations
sexuelles.
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LES CONDYLOMES (crête de coq)
DESCRIPTION DE L’AGENT : VPH
(Virus du Papillome Humain)
MODES DE TRANSMISSION : contact direct avec les condylomes
acuminés ou subcliniques lors de relations sexuelles (orale, génitale,
anale), transmission orale (baiser) plus faible
PÉRIODE D’INCUBATION : 2 à 3 mois (peut varier de 6 semaines à 20
ans)
SYMPTÔMES : Lésions ayant l’apparence de verrues, démangeaisons,
irritations, douleur pendant les relations sexuelles, saignements.
Certains porteurs peuvent être asymptomatiques.
DIAGNOSTIC :
• examen clinique (colposcopie, anuscopie) ;
• biopsie dirigée (prélèvement de tissus) ;
• cytologie ; (* application d’une solution d’acide acétique lors de
l’examen clinique pour visualiser les condylomes).
TRAITEMENT :
• application d’agents cytollytiques
• cryothérapie (application de froid sur une région localisée)
• laser
• chirurgie
COMPLICATIONS : cancer de l’anus
NOTES SUPPLÉMENTAIRES:
Possibilité d’être réinfecté par une autre souche
Récidive assez fréquente bien que les individus semblent acquérir une
certaine immunité
Les personnes immunodéprimées présentent un type de condylôme qui
favorise le risque de cancer anal.
PRÉVENTION : Le préservatif peut réduire les chances d’infection
au VPH mais ne peut offrir une protection absolue considérant que le VPH
se transmet par contact de peau à peau et que le virus est tellement
petit qu’il peut passer à travers le préservatif.
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IST BACTERIENNES |
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LA GONORRHEE (chaude-pisse, blennorragie)
DESCRIPTION DE L’AGENT : Bactérie
Neisseria gonorrheae, Bactérie pouvant infecter l’urètre, la bouche,
l’anus.
MODE DE TRANSMISSION : contacts sexuels (buccogénital et/ou
anal))
PÉRIODE D’INCUBATION : 2 à 10 jours
SYMPTÔMES :
• Symptômes souvent semblables à la chlamydia
• sensation de brûlure en urinant
• écoulement urétral ou anal purulent
• saignements vaginaux anormaux, dyspareunie profonde, douleur
pelvienne/ testicules douloureux ou enflés, douleur pelvienne
* plusieurs porteurs sont asymptomatiques
DIAGNOSTIC : analyse après une culture des sécrétions prélevées
aux endroits possiblement infectés (urètre, gorge, anus)
TRAITEMENT : Antibiotiques
COMPLICATIONS : prostatite, épididymite, stérilité
NOTES SUPPLÉMENTAIRES :
• Il est important de suivre le traitement antibiotique jusqu'à la fin
• on peut encore transmettre la maladie ou être réinfecté en cours de
traitement
• recherche des partenaires sexuels depuis 1 mois si la personne a des
symptômes et depuis 3 mois si elle est asymptomatique : tous les
partenaires sexuels doivent être traités même s’ils n’ont aucun symptôme
• lorsque la gonorrhée n'est pas traitée, elle augmente le risque de
contracter ou de trasmettre le VIH
PRÉVENTION : un préservatif utilisé pour les pénétrations et les
fellations offre une bonne protection contre la gonorrhée.
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LA CHLAMYDIA
DESCRIPTION DE L’AGENT
: bactérie chlamydia trachomatis : bactérie pouvant infecter
l’urètre, la bouche et l’anus
MODES DE TRANSMISSION : contacts sexuels (génital, oral, anal)
PÉRIODE D’INCUBATION : de 2 à 6 semaines
SYMPTÔMES : picotements dans l’urètre, sensation de brûlure en
urinant, écoulement urétral ou anal, dysurie (douleur en urinant),
douleurs aux testicules, épididymite
DIAGNOSTIC : analyse après culture des sécrétions prélevées aux
endroits possiblement infectés (urètre, col de l’utérus, gorge, anus)
TRAITEMENT :
• Antibiotiques adapté (pas de pénicilline), antibiogramme parfois
nécessaire
• la durée du traitement sera plus longue s’il y a des symptômes
• après le traitement, il y a un test de contrôle pour s'assurer qu'il a
fonctionné
COMPLICATIONS : hommes : syndrome de Reiter, épididymite,
prostatite, stérilité
PRÉVENTION : Le préservatif reste un des meilleurs moyens pour
éviter l’infection à chlamydia.
NOTES SUPPLÉMENTAIRES : lorsque la chlamydia n'est pas traitée,
elle augmente le risque de contracter ou de transmettre le VIH.
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LA SYPHILIS : elle était presque
disparue, elle revient...
DESCRIPTION DE
L’AGENT : Bactérie tréponème pâle
MODES DE TRANSMISSION :
• lors de rapports sexuels (buccogénitaux et/ou anaux)
• par contact direct (toucher, baiser) d'une muqueuse ou d'une plaie
cutanée avec un chancre ou une lésion syphilitique
PÉRIODE D’INCUBATION :
• primaire = 10 à 90 jours (3 semaines en moyenne)
• secondaire = 4 à 10 semaines après l'apparition du chancre
• tertiaire = jusqu'à 20 ans
SYMPTÔMES :
• stade primaire : chancre indolore (ne fait pas mal !!) habituellement
génital, anal ou bucal. Ces symptômes disparaissent d'eux-même sans
traitement.
• stade secondaire : éruption cutanée sur le torse, le dos, les paumes
et les plantes des pieds, des fièvres basses ou des maux de gorge. Ces
symptômes disparaissent d'eux-même après 2 à 6 semaines même sans
traitement.
• stade tertiaire : à ce stade les dégâts cusés par la syphilis
chronique sont irréversibles : lésions gommeuses au niveau de la peau,
des os et des tissus sous-cutanés, atteinte cardiovasculaire, atteinte
du système nerveux, paralysie et mort.
DIAGNOSTIC :
• culture au niveau des lésions
• sérologie
TRAITEMENT : antibiotiques (pénicilline,
tétracycline, doxycycline)
NOTES SUPPLÉMENTAIRES :
• l'évolution de la syphilis est plus rapide pour les personnes
séropositives et dans ce cas le traitement pour la guérir est plus long
• durant les périodes de manifestation cutanée de la syphilis, le risque
de contracter ou de transmettre le vih augmente
PRÉVENTION : le préservatif est un moyen efficace pour éviter
l’infection de la syphilis, mais il n'évite pas la transmission par
contact direct.
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LA L.G.V.
Alerte : épidémie de
lymphogranulomatose vénérienne (LGV) ou Maladie de Nicolas-Favre
Epidémie alarmante en région parisienne
La LGV est une infection sexuellement transmissible due aux bactéries
Chlamydia trachomatis (CT) de sérotypes L1, L2 et L3. La transmission de
la LGV est le plus souvent observée lors d’un manque d’hygiène associée
aux pratiques de pénétration anale, vaginale ou buccale.
Depuis janvier 2004 des cas de lymphogranulomatose rectale ont été
signalés d'abord à Rotterdam puis dans différentes capitales
européennes.
En Ile de France l'InVS a recensé 4 cas de LGV rectale de sérotype L2 en
2002, 14 en 2003 et 14 au 1er trimestre 2004.
L'enquête épidémiologique des 14 premiers cas montre que les personnes
infectées sont des homosexuels masculins dont plus de la moitié est
co-infectée par le VIH.
La LGV est une infection contagieuse dont les lésions primaires passent
souvent inaperçues.
La LGV avait disparu d'Europe ainsi le diagnostic est rarement évoqué
avant l'apparition des complications.
Les cliniciens confrontés à cette pathologie sont majoritairement des
gastro-entérologues.
Des signes cliniques peu évocateurs, polymorphes et siégeant au site
d'inoculation
La LGV évolue classiquement en 3 phases :
- Phase primaire : micro-ulcération génitale passant souvent
inaperçue surtout chez la femme et chez l’homme lors d’une atteinte
ano-rectale.
- Phase secondaire souvent peu symptomatique: syndrome
ganglionnaire localisé avec AEG pouvant se fistuliser secondairement.
- Phase tertiaire : Complications inflammatoires multiples des
organes génitaux externes.
Chez des homosexuels masculins, des signes d'anorectites aiguës avec
ténesme, douleurs rectales avec écoulement muco-purulent, rétrécissement
ano-rectal, formes pseudo-tumorales doivent faire évoquer le diagnostic.
Le diagnostic direct est primordial :
Les prélèvement se font par écouvillonnage de la lésion ou de
l'écoulement ganglionnaire, soit directement soit après pose d'un
spéculum ou anuscope ou par ponction ganglionnaire.
La recherche de Chlamydiae se fait par amplification génique de l'ADN
(PCR) ou culture cellulaire sur frottis des muqueuses ou ponction
ganglionnaire.
Le typage peut être réalisé par le Centre National de Référence (CNR)
des chlamydia à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux (envoi groupé dans de la
carboglace).
La sérologie à Chlamydiae Trachomatis est un élément de diagnostic
indirect
Un taux d’anticorps élevé (>1/128) est en faveur du diagnostic de LGV,
en particulier en cas d’augmentation significative du taux des anticorps
à 15 jours d’intervalle et/ou présence d’IgM spécifiques.
Le traitement :
Le traitement doit être entrepris dès les prélèvements biologiques
réalisés.
Doxycycline : 100mg deux fois par jour pendant 21 jours.
La conduite à tenir
C'est très simple : protégez-vous bien sûr ! et ayez une hygiène très
rigoureuse.
Utiliser 1 préservatif
par partenaire, si vous avez plusieurs partenaires : changez le face à
chaque partenaire !
Les gants pour le fist : changez de gant en changeant de partenaire !
Nettoyer, désinfecter rigoureusement vos accessoires sexuels (godes,
plugs, embouts de douche, etc...)et vos mains.
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IST PARASITES |
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LA GALE
DESCRIPTION DE L’AGENT
: Parasite nommé le Sarcopte scabiei
MODES DE TRANSMISSION :
• contact peau à peau
• La Gale aime les soirées Mousse !
• contact direct avec des vêtements, literie ou lingerie d’une personne
infectée
PÉRIODE D’INCUBATION : Environ 10 jours
SYMPTÔMES : Démangeaisons intenses surtout la nuit, irritations
qui apparaissent en particulier entre les doigts, les poignets,
l’abdomen, les fesses, le haut des cuisses, présence de sillons rouges
ou grisâtres de quelques millimètres de long sous la peau.
DIAGNOSTIC : Prélèvements de peau sur une région infectée
TRAITEMENT :
• application d’une lotion médicamenteuse sur le corps pour 8 à 12
heures
• insecticide pour les meubles
• laver la literie et les vêtements à l’eau bouillante
* malgré le traitement, les démangeaisons peuvent persister quelques
jours ou semaines en raison de la réaction allergique
COMPLICATIONS : Écorchure sévère due à la démangeaison intense
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LES MORPIONS
DESCRIPTION DE L’AGENT : Poux
(ectoparasite)
MODES DE TRANSMISSION :
• contact sexuel
• contact direct avec les morpions d'une personne contaminée
• contact direct avec des objets contaminés (literie, vêtements,
serviette de toilette)
PÉRIODE D’INCUBATION : Environ 2 à 3 semaines
SYMPTÔMES : Les morpions s’agrippent aux poils du corps (pubis,
thorax, aisselles, cils, visage). Ils provoquent des démangeaisons
intenses, irritation et inflammation de la peau et de petites taches
bleuâtres dans les zones d’infestations qui correspondent aux morsures.
DIAGNOSTIC : Examen au microscope des lentes (œufs des morpions
déposés le long des poils).
TRAITEMENT :
• utilisation d’un shampooing médicamenteux ou d'un Spray sur les zones
poilues. Ce traitement doit être administré 8 jours, puis répété 18
jours après la première application.
• lavage à l’eau chaude des vêtements et de la literie.
• passer l’aspirateur sur les matelas et les meubles.
NOTES SUPPLÉMENTAIRES :
* une visite contrôle 3 semaines après le traitement peut être utile
pour voir si la personne n’est pas réinfectée et si le traitement a été
efficace. Les morpions ne peuvent pas s’attaquer aux cheveux.
COMPLICATIONS : si les symptômes subsistent, il faut consulter un
médecin, car les morpions peuvent transmettre des maladies infectieuses
telles que le typhus.
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