5 ans déjà. Le soir
du 1er aout 2003, alors que la Place Stan' est comble pour le concert
gratuit de Jean Louis Aubert (Nuits de
Stan), personne ne pouvait imaginer qu'à deux pas de là se déroule un
drame, la mort de Jean Pierre Humblot par noyade après avoir été poussé dans
ce canal sombre et froid par deux jeunes.
Ce 1er aout 2008, c'était
le 5ème hommage rendu à Jeannot dont voici le discours commun à huit
structures associative dont NancyGay lu devant une bonne soixantaine de
personnes réunies autour de la nouvelle stèle provisoire, la 3ème en 5ans
(les deux premières ayant été vandalisées). La ville de Nancy s'est enfin
engagé à ériger une stèle en pierre et ce, pour septembre prochain.
DISCOURS UNITAIRE DES
HUIT ASSOCIATIONS UNIES POUR LA CEREMONIE
Madame Simone Monvoisin,
Madame l’adjointe au Maire de Nancy, Monsieur le vice-président du Conseil
Général de Meurthe-et-Moselle, Monsieur le représentant du Conseil Régional,
Mesdames, messieurs les élus, Mesdames, messieurs les responsables
associatifs, Mesdames, Messieurs,
Ce
n’est pas en ma qualité de président d’association que je prend la parole
aujourd’hui mais au nom des associations partenaires de la cérémonie :
Alter-Égaux, Couleurs
Gaies, David & Jonathan, Equinoxe Nancy Lorraine, Les Joyeux Reporters,
Nancy Gay, LesBienNées, Trans Aide
Nous sommes aujourd’hui
réunis pour commémorer l’anniversaire de la mort de Jean-Pierre Humblot,
décédé le 1er août 2003 dans des circonstances tragiques.
Au printemps et à l’été
2003, Nancy a été le théâtre de multiples agressions, dont beaucoup à
caractère homophobe, perpétrées par une bande de voyous. Cette sinistre
série s’acheva tragiquement avec l’assassinat de Jean-Pierre Humblot. La
technique des agresseurs était rodée : ils venaient à cinq ou six,
demandaient une cigarette, et s’ils jugeaient que la personne correspondait
aux stéréotypes homosexuels, ils la passaient à tabac, puis, parfois, la
jetaient à l’eau.
D’autres s’en sont tirés,
ils avaient pour eux la jeunesse, ou ils ont eu de la chance. Pas
Jean-Pierre Humblot !
Jean-Pierre, que beaucoup
appelaient affectueusement « Jeannot », était une figure bien connue de la
vie nancéienne. On le croisait souvent en ville,
habillé de manière que
certains jugeaient extravagante. Il était toujours disponible, ouvert aux
autres, toujours prêt à discuter, à s’expliquer. Et quand il était confronté
aux moqueries, il les ignorait généralement. Il n’avait aucunement honte de
qui il était, de la manière dont il vivait.
Le soir du 1er
août, il décida de venir ici, dans ce lieu de rencontres. Il y avait des
amis, il les y retrouvait. Cette nuit-là, son chemin croisa hélas celui de
deux jeunes gens en scooter qui considéraient comme un jeu de pousser dans
ce canal les hommes qu’ils présumaient homosexuels. Ils savaient déjà qui
était Jeannot, connaissaient son âge, et le surnommaient avec mépris Zaza.
Ils décidèrent de lui faire peur, de le pousser à l’eau. Arrivé à sa
hauteur, l’un des deux l’a projeté d’un coup de pied, et il est tombé. Ces
deux jeunes ne se sont pas arrêtés pour voir s’il était indemne, ou s’il
pouvait se sortir tout seul du canal. Jeannot ne le pouvait pas, et ils
l’ont laissé se noyer.
En mai 2007, lors du
procès qui a eu lieu à la Cour d’Assises de Nancy, ces deux jeunes hommes
ont prétendu qu’ils ne savaient pas pourquoi ils avaient fait ça, qu’ils ne
pensaient pas vraiment le tuer, en le poussant à l’eau pour rire, sans être
vraiment homophobes. Ils ont pourtant détruit plusieurs vies : celle de
Jeannot, de tous ses proches, et même la leur. Il leur a fallu une mort pour
peut-être commencer à comprendre que leurs actes étaient graves.
Si nous sommes aujourd’hui
ici, rassemblés devant cette stèle, c’est pour rappeler que même s’il fait
plutôt bon vivre à Nancy, il peut encore s’y produire de pareilles
tragédies. C’est donc un devoir de mémoire que nous perpétuons. Nous ne
pouvons tolérer qu’on vienne salir la mémoire d’un homme qui désirait vivre
simplement et tranquillement sa différence, qu’il a payée très cher.
Il y a un mois, cette
stèle a été profanée. A la place du message qui l’accompagnait, une croix
gammée a été gravée dans le bois. Les idéologies que ce symbole représente
sont celles de la haine et de l’oppression.
Nous, associations LGBT,
demandons à ce que les auteurs d’un tel acte soient identifiés et punis
devant un tribunal. Ils ont détruit une stèle à la mémoire d’un homme et ont
osé la profaner d’un symbole éminemment haineux.
Aujourd’hui, ensemble,
imprégnons-nous de ce lieu, de cet instant, car c’est en nous souvenant de
notre passé que nous pourrons, ensemble, construire un avenir dans lequel la
différence sera une richesse pour tous.
Discours lu par Patrick
Steinmetz, Président de l'Association Equinoxe Nancy Lorraine au nom des
huit associations unies.
Le
lieu où s'est déroulé le drame
la
nouvelle plaque provisoire en attendant le monument définitif promis
par le ville de Nancy
Discours
de Lucienne Redercher, adjointe au Maire de Nancy suivi de celui des
huit associations puis de l'intervention de la sœur de Jean Pierre
Humblot : Simone Monvoisin (crédit photo : Equinoxe)
Dépôt
de la gerbe des Associations par Nathalie (David et Jonathan),
Delphine (Trans aide) et Stéphane (NancyGay) (crédit photo :
Equinoxe)
la
gerbe des Associations
la
stèle après la cérémonie
la
gerbe de Monsieur le Maire de Nancy
La
gerbe du Conseil Général de Meurthe et Moselle
Les photos NancyGay sont disponibles,
sur simple demande, par mail* >
(* photos protégées par
copyright, disponibles et publiables sur simple demande et sous réserve d'aucunes modifications apportées
sur les photos. Diffusion et utilisation interdites sans votre demande
et notre accord préalable par mail. Merci. )
Partout en France, des Associations, des Partis politique, des
syndicats se structurent très rapidement en collectifs locaux "non à
EDVIGE" ou encore, organisent des manifestations ponctuelles
d'information grands publics et de recueil de signatures pour
obtenir l'abandon de ce fichier.
A
Nancy, depuis 2 samedis, plusieurs Associations se retrouvent Place
Maginot pour tracter, informer, faire signer la pétition ! (cf.
article E.R. du 28/07/2008).
Le
MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes) à d'ailleurs appelé
l'ensemble des structures associatives, politiques, syndicaux
à former un collectif local "non à EDVIGE 54". (cf. ci-dessous
l'appel du MJS).
Ce
collectif devrait voir le jour en septembre prochain. Cela promet
une dure et longue bataille pour obtenir le retrait du décret passé
en catimini fin juin dernier...
NancyGay, signataire de la pétition, participera à ce collectif et,
dans la mesure du possible, aux différentes actions locales.
Rejoignez nous ! si vous souhaitez être informé des actions,
contactez nous par mail. (nous
ne pouvons pas communiquer en avance sur ce type d'action....)
APPEL A LA CREATION
D’UN COLLECTIF LOCAL « NON A EDVIGE »
Le
décret n° 2008-632 du 27 juin 2008 a annoncé l’instauration du fichier
EDVIGE (Exploitation Documentaire et Valorisation de l’Information Générale)
destiné au traitement automatisé de données à caractère personnel.
Ce fichier permettrait de
recenser l’ensemble des personnes -y compris les enfants dès l’âge de 13
ans- « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ». Les
activités politiques, syndicales ou religieuses des uns et des autres
seraient également consignées, de même que les origines ethniques, les
orientations sexuelles, l’état de santé. La police serait autorisée à
consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à
certains emplois.
La CNIL, dans son avis publié le
16 juin dernier au Journal Officiel, émettait des « réserves » sur la
collecte de telles données en vue de constituer un nouveau fichier de
police. Par ailleurs après la publication du décret de la Ministre de
l'Intérieur, la CNIL a réitéré certaines de ses critiques dans un communiqué
de presse daté du 2 juillet 2008.
L’utilisation d’un tel fichier
va à l’encontre des principes fondamentaux de notre République. Il met en
péril la vie privée de nos concitoyens et pourrait constituer une atteinte
aux libertés individuelles. En outre, les risques liés à des usages
discriminatoires ne sont pas à exclure.
Nous, militants associatifs,
politiques et syndicaux contestons l'approche sécuritaire et l'argument
selon lequel tout militant deviendrait du fait de son action un potentiel
fauteur de trouble à l'ordre public.
Au vu des risques
évoqués, nous appelons toutes les organisations signataires de la pétition
« Non à EDVIGE » présentes au niveau local à nous réunir au sein d’un
collectif unitaire dès la rentrée afin de mener des actions pour:
- demander le retrait du décret
instituant le fichier EDVIGE.
- solliciter le soutien et la
signature de tous nos concitoyens, élus et de toutes les organisations
attachées aux libertés publiques,
au respect de la vie privée et des droits de l’enfant.
Ci-dessous, le carton officiel
d'annonce de la cérémonie en mémoire à Jean Pierre Humblot. Pour la1ère fois
cette année, sont associés : la Ville de Nancy et plusieurs Associations
: NancyGay.com, Equinoxe Nancy Lorraine, Alter Egaux, LesBienNées, Les
Joyeux Reporters, Trans Aide, Aides 54 et Couleurs Gaies de Metz.
VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX A
CETTE CEREMONIE. MERCI.
E.D.V.I.G.E. : Une
trentaine d'organisations LGBT saisissent la Halde pour dénoncer le fichage
de l'homosexualité et de la santé et appellent à signer la pétition contre
E.D.V.I.G.E
Ces organisations LGBT ont
décidé de saisir la Halde à propos du fichier Edvige, mis en place par le
ministère de l'intérieur, qui prévoit notamment de ficher les militants
associatifs en fonction de leur santé ou leur homosexualité.
La démarche s'inscrit dans le droit fil d'une précédente saisie, le 21 avril
dernier, au sujet de la mise en place litigieuse du logiciel Ardoise par le
même Ministère de l’Intérieur.
Plusieurs associations LGBT avaient déjà dénoncé certaines fonctionnalités
de ce fichier policier qui attentaient à la vie privée et qui réservaient un
traitement discriminatoire fondée sur l’orientation sexuelle et l’état de
santé aux personnes ayant à déposer auprès des forces de police.
La mobilisation du monde associatif et de l’opinion publique avaient été
fortes et l'intervention de la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les
Discriminations et pour l'Egalité) auprès de la Ministre de l’Intérieur
avaient alors conduit celle-ci à suspendre la généralisation de ce logiciel
à l’échelle nationale.
"Nous pensions ce risque de fichage discriminatoire définitivement écarté.
Pourtant, le Ministère de l’Intérieur vient de récidiver", écrivent
aujourd'hui les associations dans un courrier à Louis Schweitzer (président
de la Halde).
Les organisations se disent "stupéfaites" que le Ministre de l’Intérieur
propose la possibilité pour ses services de mentionner entre autres "les
origines ethniques, l’état de santé et la vie sexuelle de certains citoyens,
notamment ceux ayant un engagement militant (syndical, associatif,
politique)".
"Ce fichage par recoupement est inquiétant et approximatif, affirment les
signataires. Inquiétant car il permettrait à terme de constituer des
fichiers de personnes ayant la même orientation sexuelle ou le même statut
sérologique par exemple. Approximatif car l’adhésion d’une personne à une
association de défense des droits des personnes homosexuelles ou de lutte
contre le sida par exemple, n’augure en aucun cas de sa propre orientation
sexuelle ou de son propre statut sérologique".
Les organisations soulignent que le fichier Edvige "rompt avec la pratique
établie par le décret 91-1051 du 14 janvier 1991 qui ne prévoyait aucune
collecte d’informations relatives à l’orientation sexuelle ou à l’état de
santé". Elles mettent en doute le "caractère exceptionnel" prévu par le
texte et craignent qu'une absence de "cadre réglementaire strict" ne donne
lieu à des dérives.
"Nous contestons également l'approche sécuritaire et l'argument selon lequel
tout militant deviendrait du fait de son action un potentiel fauteur de
trouble de l'ordre public", affirme encore le courrier adressé à la Halde.
Les groupes qui se sont rassemblés pour saisir la Haute Autorité considérent
au final "que l’utilisation du fichier Edvige constitue une invitation aux
services de police et de gendarmerie concernés à réserver un traitement
différencié et donc discriminatoire à certains citoyens en raison de leurs
engagements militants".
Ils attendent, on s'en doute "avec intérêt et impatience", le point de vue
de l'institution indépendante sur Edvige.
Signataires :
- Collectif Contre
l'Homophobie (CCH)
- Fédération nationale de L'Autre Cercle
- RAVAD
- Inter LGBT
- CIF (Coordination InterPride France)
- Fédération française des Centres LGBT
- Lesbian & Gay Pride Lyon
- Lesbian & Gay Pride Marseille
- Lesbian & Gay Pride Montpellier
- Lesbian & Gay Pride Lille
- Boucle Rouge (Marseille)-
- Festigays (Strasbourg)
- Arc en Ciel (Toulouse)
- Forum Gai et Lesbien de Lyon
- ARIS (Lyon)
- Moove !, jeunes gays
et lesbiennes (Lyon)
- Quazar (Angers)
- Centre LGBT (Nantes)
- TJENBÉ RÈD !
- Chemin des Cimes (Montpellier)
- mOules-frItes, fédération nationale des associations de jeunes et
d'étudiants LGBT
- David & Jonathan
- Envie
- Sida Info service
- Girofard
- Sœurs de la Perpétuelle Indulgence Couleurs Gaies - Metz
Equinoxe Nancy Lorraine
Trans Aide
__________________________________________
COMMUNIQUE DE PRESSE
D'EQUINOXE NANCY LORRAINE
COMMUNIQUE TRANSCRIS PAR
L'ENSEMBLE DES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA FEDERATION DES CENTRES LGBT
(ci-dessous l'Association EQUINOXE NANCY LORRAINE)
EDVIGE : NOUVEAU RETOUR EN
ARRIÈRE !
Par un décret du 1er juillet 2008, un nouveau fichier de police dénommé «
EDVIGE » a été mis en place. Ce fichier prévoit en particulier la
possibilité d’enregistrer des données personnelles sur l’orientation
sexuelle et l’état de santé d’un individu (notamment le statut sérologique
–VIH–), mais aussi sur ses activités politiques, syndicales, religieuses, et
cela dès l’âge de 13 ans.
Le décret prévoit que la santé ou la vie sexuelle « peuvent être
enregistrées […] de manière exceptionnelle » pour « des personnes […] ayant
sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, économique ou syndical ou
qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux
significatif », ainsi que pour des « individus […] susceptibles de porter
atteinte à l'ordre public », mais aussi pour des « enquêtes administratives
[…] pour déterminer si le comportement des personnes […] est compatible avec
l'exercice des fonctions ou missions envisagées ».
27 ans après la destruction des listes d’homosexuels dans les préfectures
ordonné par Gaston Defferre alors Ministre de l’Intérieur, notre association
ne peut que s’alarmer face à un tel retour en arrière, quelques semaines
seulement après l’enterrement du fichier ARDOISE1.
Bien que la France ait récemment reconnu officiellement la Journée mondiale
contre l’homophobie, nous observons une forte volonté de la part du
gouvernement de stigmatiser les personnes lesbiennes, gays, bisexuel-le-s et
trans’ de notre République en proposant coup sur coup deux systèmes de
fichage, notamment par orientation sexuelle.
Equinoxe Nancy Lorraine, Membre de la Fédération Française des Centres LGBT,
dénonce une nouvelle atteinte aux principes même des libertés fondamentales
dont s’enorgueillit notre pays. C’est pourquoi, cosignataire, elle s’associe
aux syndicats et aux associations s’opposant à un tel dispositif, et invite
à signer l’appel pour l’abandon du fichier EDVIGE sur le site Internet
http://nonaedvige.ras.eu.org.
Equinoxe Nancy Lorraine
__________________________________________
COMMUNIQUE DE PRESSE
COULEURS GAIES ET APPEL A PETITION
Couleurs Gaies demande
l'abandon du fichier Edwige
Sans débat public préalable, et profitant de la période estivale, le
gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008,
a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce
fichage sera assuré, à l'avenir, par la Direction centrale de la sécurité
publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).
A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d'EDVIGE
(Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale). Il
recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant
sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou
qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux
significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de
la cité sont donc visées.
En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements
identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe)
simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l'avenir et de
manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l'ordre public ».
Parmi ces renseignements figurent l'orientation sexuelle des individus et
l'état de santé. Au-delà du danger potentiel que représente ce fichier pour
les libertés fondamentales dans notre république, il conduirait au fichage
des homosexuel(le)s, et notamment des militants (information confirmée par
Gérard Gachet, le porte parole de Michèle Alliot-Marie). Couleurs Gaies
s'inquiète des dérives possibles de l'utilisation de ce fichier et demande
son abandon immédiat.
Couleurs Gaies invite ses adhérent(e)s, sympathisant(e)s et toutes les
personnes concernées par la défense des libertés individuelles à se
mobiliser rapidement et à signer la pétition pour l'abandon du fichier
Edwige.
La Ville de
Nancy exprime son indignation et condamne fermement l’odieuse dégradation à
caractère homophobe de la stèle dédiée à Monsieur Jean-Pierre Humblot.
Forte de ses valeurs et des ses engagements, la Ville de Nancy réaffirme sa
détermination à lutter contre tous les actes homophobes et xénophobes. Mme
Lucienne Redercher, adjointe au maire déléguée aux Droits de l’Homme, à
l’intégration et à la lutte contre les discriminations a d’ailleurs témoigné
de toute sa sympathie à la famille de Jean-Pierre Humblot et notamment à sa
sœur Mme Monvoisin.
La ville de Nancy assure prendre toutes les mesures pour restaurer cette
stèle en mettant tous les moyens pour qu'elle puisse demeurer pérenne.
Cette stèle érigée par la Ville de Nancy à la mémoire de Jean-Pierre Humblot
dit Jeannot, victime d’un crime homophobe le 1er août 2003 a été inaugurée
pour la première fois le 1er août 2005. Depuis lors, tous les 1er août une
cérémonie à la mémoire de JP Humblot est organisée par la Ville de Nancy
avec ses partenaires associatifs et institutionnels.
La Ville de Nancy a porté plainte et André Rossinot Maire de Nancy a saisi
le procureur.
Communiqué d’Alter Egaux
Lorraine
NANCY le, 03 Juillet 2008
Une bien triste tradition se
perpétue au fil des années, une fois de plus la stèle d’hommage à Jean
Pierre Humblot a été profanée dans la nuit du 2 au 3 Juin 2008, une fois de
plus cet acte incompréhensible intervient un mois avant l’anniversaire de
son assassinat.
C’est un acte inadmissible que nous dénonçons aujourd’hui ! Un mort n’a-t-il
pas droit au repos et au respect ?
Par ce communiqué, nous vous informons de notre intention de porter plainte
officiellement contre X auprès du procureur de la République !
Nous espérons que cette fois ci une stèle solide et inviolable sera mise en
place. Pour rappeler les faits, cette plaque érigée près du canal de la
Marne au Rhin où il avait péri noyé, la stèle à la mémore de Jean-Pierre
Humblot, victime d¹un meurtre homophobe à Nancy le 1er août 2003, a été
profanée une fois de plus. Une croix gammée gravée dans le bois, des
inscriptions, la plaque arrachée, montrent qu'après avoir tué, la barbarie
revient à la charge pour prolonger le crime.
Tenant à faire part à la famille de sa profonde consternation, l’association
Alter Egaux condamne cette horrible manifestation d’homophobie. Nous
attendons la plus grande fermeté à l’encontre de ses auteurs.
Pour le Comité Régional de Lorraine.
Yohan DRIAN
Président National d’Alter Egaux
|LA VIDEO DE L'ETE
2008|
Will sapeur et sans
reproche !
Comme une bande-annonce, Will - youhumour Dans cette série, Michel VIVACQUA nous présente des personnages à la manière d'une bande-annonce de cinéma. Il interprète ici un homosexuel, Will, qui va enfin réaliser son rêve : devenir un soldat du feu... Il sait ce qu'il veut, c'est un véritable héros… Mais un conseil, ne croisez jamais sa route. Will sapeur et sans reproche.
Le dimanche 29 juin 2008,
l'association Equinoxe Nancy
Lorraine, coordinatrice de
la cérémonie de
commémoration qui se
déroulera le 1er août
prochain, s'est rendue
devant la stèle afin de
procéder à un état des
lieux. Dès son arrivée,
l'équipe chargée de
l'inspection du site a
immédiatement été choquée de
constater que la plaque
commémorative avait disparu.
Seul le socle en bois
subsiste, désormais gravé
d'une croix gammée. (voir
photo ci-contre).
Mardi 1er juillet 2008, la
ville de Nancy a déposé une
plainte contre X. « C'est
inacceptable. Un tel acte
gratuit est révoltant,
surtout à l'égard de la
famille de la victime. Nous
avons donc déposé plainte »,
a déclaré à l'AFP Lucienne
Redercher, l'adjointe au
maire déléguée aux droits de
l'homme et à la lutte contre
les discriminations.
Le 1er août 2003,
Jean-Pierre Humblot,
surnommé "Jeannot" un
homosexuel sexagénaire de la
ville de Nancy, était mort
noyé après avoir été poussé
dans l'eau alors qu'il
marchait sur le bord du
canal, un endroit connu à
Nancy comme un lieu de
rencontres. Les deux auteurs
des faits, âgés de 17 ans à
l'époque, étaient repartis
sans répondre aux appels à
l'aide de l'homme qui ne
savait pas nager. La cour
d'assises des mineurs de
Meurthe-et-Moselle les avait
alors condamnés en mai 2007
à 5 ans de prison dont 3 ans
avec sursis et mise à
l'épreuve, pour violences
volontaires ayant entraîné
la mort sans intention de la
donner, avec préméditation
et en raison de
l'orientation sexuelle de la
victime.
Le 1er août 2005, un
monument avait été inauguré
sur les lieux du drame en
mémoire de Jean-Pierre
Humblot et contre les
violences homophobes.
Espérons que les responsables soient
rapidement arrêtés, et que la stèle soit remise en état pour la
commémoration du 1er août prochain.