Les Nations unies ont revu à la baisse le nombre de personnes qui seraient
infectées par le VIH.
Le programme conjoint des Nations unies sur le VIH/Sida (Onusida) indique que le
nombre de cas de personnes séropositives à travers le monde est de 33,2
millions, comparé à environ 39 millions l'an dernier.
Ces dernières statistiques semblent correspondre à une diminution spectaculaire
du nombre de cas. Près de 6 millions de personnes de moins sont séropositives
cette année, semble-t-il, comparé à l'année dernière.
Mais les responsables de l'Onu qui ont participé au rapport estiment que ces
chiffres ne reflètent pas la réalité.
Selon eux, le principal facteur qui pourrait expliquer cette baisse, c'est
qu'ils ont recu des statistiques plus fiables de certains pays.
La prévalence mondiale - le pourcentage de personnes atteintes du VIH - reste
plus ou moins identique.
L'Inde représente environ la moitié des cas qui avait été comptabilisés par
erreur.
Mais un nouveau décompte minutieux effectué au cours des six derniers mois.
Nouvelles positives
Les experts estiment également qu'ils disposent de chiffres plus complets sur
l'épidémie à l'échelle mondiale.
On en sait davantage, par exemple, sur le nombre d'années qu'une personne
séropositive peut vivre sans traitement: 11 ans.
Dans les pays ou le taux de séropositivité est élevé, les experts utilisent
maintenant des statistiques plus sûres, qui semblent aussi contribuer à ce
tableau plus exact.
Alors, qu'est-ce que tout cela signifie? En fait, il y a des nouvelles
positives.
Les experts indiquent que le nombre de nouvelles infections chaque année
semble avoir atteint des sommets à la fin des années 90 et avoir baissé depuis
lors. Il y a aussi eu une légère baisse pour ce qui concerne les décès dûs au sida.
Dans certains pays, les programmes de prévention et de traitement semblent bien
avoir eu un impact.
Au Kenya, en Côte d'Ivoire, au Zimbabwe, en Thailande et au Cambodge, les
personnes qui ont une vie sexuelle ou qui sont toxicomanes semblent faire plus
attention.
Situation grave
Mais de telles avancées n'ont pas eu lieu dans tous les pays.
En Europe de l'est, le nombre de personnes séropositives a augmenté de 150%
au cours des six dernières années, principalement en Ukraine et en Russie.
Et en Afrique sub-saharienne, la situation est toujours grave: les deux tiers
des personnes infectées par le VIH vivent sur le continent, et les trois quarts
des décès dûs au Sida sont enregistrés en Afrique.
Ainsi, la conclusion n'est
certainement pas que le monde n'a plus à s'inquiéter du Sida.
Près de 7000 personnes sont infectées par le VIH chaque jour.
Le Sida reste l'un des plus grands défis que le monde va devoir relever.
LE SIDA EN FRANCE
Découvertes de
séropositivité en 2006: diminution sauf chez les homosexuels
L'Institut de veille sanitaire (Invs) estime à environ 6300 le nombre de
personnes ayant découvert leur séropositivité en 2006, soit une diminution de 4%
par rapport à 2005. Pendant la même période, 5 millions de sérologies VIH ont
été réalisées en France, soit une diminution de 5% par rapport à 2005.
L'institut de veille sanitaire qualifie l'évolution concernant le nombre de
découvertes de séropositivité de « tendance encourageante car elle s'établit
depuis maintenant 2004 ».
Toutefois, dans un contexte européen où tous les indicateurs sur le VIH sont à
la hausse chez les gays, on aurait tort de se réjouir. Lors de la présentation
aux associations, le professeur Willy Rosenbaum, président du Conseil national
du sida, a d'ailleurs souligné que « devant ces chiffres, il y a plusieurs
interprétations possibles, il faut donc être extrêmement prudent », et a rappelé
les dysfonctionnements relatifs à l'activité de dépistage dans les départements
français d'Amérique, notamment en Guadeloupe et Guyane.
De son côté, Emmanuel Château, coprésident d'Act Up, a remarqué que « la baisse
constatée de 5% du recours au dépistage rend toute interprétation difficile ».
Et, justement, alors que le nombre de découvertes de séropositivité a diminué
depuis 2003 chez les femmes de nationalité étrangère et depuis 2005 chez les
hommes de nationalité étrangère, le nombre de découvertes de séropositivité a
augmenté chez les gays entre 2003 et 2005, puis s'est stabilisé en 2006.
Selon l'Invs, « cette situation dans la population homosexuelle est
préoccupante ». Car tous les indicateurs montrent un relâchement dans les
pratiques de prévention: après une baisse en 2005, le nombre de cas de syphilis
en France a de nouveau augmenté pour atteindre 455 cas en 2006, dont 74%
concernent des homosexuels. Le nombre de LGV continue également d'augmenter avec
140 cas en 2006.
Par ailleurs, à travers l'étude Hepaig, l'Invs estime que « les expositions au
risque VHC chez les homosexuels séropositifs sont multiples et observées lors de
comportements sexuels spécifiques [traduction: les pratiques hard] qui créent
des opportunités de transmission du VHC par contacts avec du sang ».
Ainsi, au moment où l'Invs exprime sa satisfaction sur l'évolution globale de
l'épidémie, la prévention chez les gays montre à nouveau ses limites.
"La fin des
étiquettes", voilà le thème de la nouvelle nuit gay, organisée par
Canal+ vendredi soir sur son antenne à partir de 22h30. " Cette
année, ce sont des programmes divers qui vont tous dans le même sens
: celui qui tend à prouver qu’au quotidien aujourd’hui, les
frontières sexuelles se floutent, les genres se mélangent, les
étiquettes se décollent " explique la chaîne cryptée .
Vendredi
23 novembre 2007
à partir de 22h30 sur
Le programme :
22h30, un docu. " Gay, et après ? " de Jean-Baptiste Erreca
revient sur les évolutions de notre société en matière d'acceptation
de l'homosexualité.
A l’heure où 83 % des Français sont favorables au mariage
homosexuel, les gays ont-ils encore des raisons de se battre ? Le
documentaire tentera de répondre à cette question en décryptant le
phénomène post-gay, " une nouvelle manière de vivre et de penser, où
les étiquettes n’ont plus d’importance, où la normalité à tout prix
n’est plus un but en soi, où les ghettos n’ont plus leur place ".
00h10, un film d'horreur. " Hellbent ".
Eddie et ses amis Joey, Chaz et Tobey participent à une grande fête
gay d’Halloween à West Hollywood. Petit détail, un tueur en série
s’est glissé dans la foule et trouve que leurs têtes feraient très
bien dans sa collection. Qui survivra à cette fête d’enfer ?
1h35, un court-métrage. D'à peine trois minutes, ce
court-métrage met en scène de la pâte à modeler japonisante et
érotique.
1h40, pas tout à fait un porno.
Enfin, la soirée se terminera par " Post X", une ballade
érotico-comico-porno " dans le meilleur du porno gay contemporain ".
" Du poil, du muscle, des ours et des étalons à forte poitrine"
promet la chaîne. Les stars du X gay seront de la partie, au
premiers rang desquelles Titof et François Sagat.
Depuis,
les concerts de Toulouse et de Rouen ont été annulés.
CE QUI
N'EST TOUJOURS PAS LE CAS DE CELUI DE NANCY PREVU CE 24 NOVEMBRE.
NancyGay
s'associe de nouveau au nouvel appel des structures associatives
locales (Couleurs Gaies et Homonyme) et nationale (Fédération des
Centres LGBT) demandant l'annulation du concert de Nancy.
Retrouvez le communiqué de presse de la Fédération des Centres LGBT
dans notre précédent article "OUT !" du mois dernier
Couleurs Gaies, l'Association Lesbiennes, Gays, Bi et Trans de Metz
vient de lancer un nouveau groupe inédit : le groupe Sourds LGBT ! Un
groupe spécialement dédié aux sourd(e)s et aux malentendants, aux
lesbiennes, gays, bis et trans, mais également à leur conjoint(e), leurs
ami(e)s entendant(e)s ou hétéros, qu’ils sachent ou pas la langue des
signes. Il s’ouvre aussi à ceux et celles qui désirent apprendre la
langue des signes !
Hormis une Association à Paris, aucune autre, en France, n’associe
réellement la surdité et la question LGBT. De plus, Couleurs Gaies
constatait depuis plusieurs années déjà que le milieu sourd fréquentait
le milieu gay.
C'est donc en partant de ces deux constats que ce nouveau groupe à vu le
jour aux cotés des groupes jeunes, Femmes, Trans.
Couleurs Gaies propose diverses activités pour donner vie à ce
rassemblement, que ce soit dans le domaine culturel, dans la
communication pour améliorer les relations entendants-sourds, ou encore,
tout simplement pour pouvoir s’exprimer et se retrouver dans cette
double communauté dans une atmosphère de convivialité. C’est un monde
peu commun à découvrir, il développe une certaine vie culturelle qui lui
donne une identité particulière.
Ce nouveau groupe s’ouvre donc au grand Est de la France, mais aussi à
l’étranger (Luxembourg, Belgique, Allemagne) car il faut savoir que la
langue des signes est plus ou moins internationale.
Un grand IN ! de notre rédaction à Couleurs Gaies pour cette initiative.
L'actu association de ce mois est marquée par 2 faits marquants pour le
paysage associatif lorrain.
Après Couleurs Gaies il y a bientôt un an, la plus ancienne association
de Lorraine : homonyme change de Président ! En effet, après 4 années de
présidence (un record pour cette association !) , Kristof Arroyo vient
de céder son poste à l'occasion de la récente Assemblée Générale
Ordinaire d'Homonyme. Le désormais, ancien Président est parti en
Corrèze.
Yoann Henry est le nouveau Président d'Homonyme. Il aura la lourde tache
d'équilibrer financièrement l'Association qui, comme Couleurs Gaies,
doit subvenir à ses besoins avec, notamment un local indépendant à
charge.
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Actu plus sombre :
la disparition d'Émergence 57, association L.G.B.T.
de Moselle est (Sarreguemines) qui avait été créée en 2002 sous
l'impulsion de Christophe OCHS qui restera l'unique Président.
Ce dernier, démissionnaire, à convoqué un conseil d'Administration
Extra ordinaire jeudi 8 Novembre dernier au cours duquel aucun
successeur ne s'est présenté pour reprendre la présidence da
l'Association entrainant,de fait, sa dissolution immédiate.